Boissons alcoolisées : une marge étroite


En un clin d’œil

Les boissons alcoolisées, c’est un peu Dr Jekyll et Mr Hyde. A faibles doses, des effets protecteurs ; à doses plus élevées, elles sont dangereuses pour notre santé.

Zoom d’abord sur le « binge drinking » des adolescents. C’est la prise en une occasion (quelques heures) d’au moins 4 unités d’alcool (10 g par unité) chez les femmes, et 6 chez les hommes. Au-delà des risques immédiats (vigilance, AVC…), si les épisodes sont répétés, on retrouve des anomalies à l’imagerie cérébrale, et des troubles de mémoire.  La réversibilité totale de ces derniers, après arrêt, est encore incertaine.

Une prise excessive chronique d’alcool, sans aller jusqu’au binge drinking ou à l’ivresse, est impliquée dans 30% des accidents mortels de la route, 40% des crimes et délits, 30% des violences conjugales, et près de 50000 cas de décès par cancers et autres maladies en France.

A doses modérées au contraire, les boissons alcoolisées réduisent la survenue des maladies cardiovasculaires dans leur ensemble, le déclin cognitif et le risque de démence, et le diabète. Elles augmentent le risque de certains cancers mais en bilan final, baissent le risque de mortalité générale.

Après cela, au-delà de la nécessaire  incitation à la modération et à éviter les excès, difficile de faire des recommandations ; une prise modérée peut quelquefois échapper au contrôle et dériver vers une prise excessive. Les parents doivent être invités à être particulièrement vigilants avec leurs adolescents, et chacun doit avoir en tête que la marge est étroite entre consommations modérées et excessives, et qu’il faut veiller à ne pas glisser. La notion de consommation modérée varie selon les études, mais correspond généralement à environ un verre par jour chez les femmes, et 2 chez les hommes.

les boissons alcoolisées : entre risques et bénéfices

Photo Pixabay – Unsplash

 


Les effets de l’alcool sur la santé, c’est un peu Dr Jekyll et M. Hyde. Il y a un monde entre les effets positifs à faible dose et ceux négatifs, à doses plus élevées : c’est la « courbe en J ». Les conséquences néfastes des excès  d’alcool sont connues depuis longtemps ;  cancers, accidents de la voie publique, morts violentes…  Les effets d’alcoolisations ponctuelles importantes, ou « binge drinking » se précisent, à la faveur du développement de l’imagerie cérébrale et malheureusement, de l’augmentation de ce type de consommation. Parallèlement, les bénéfices des faibles consommations se confirment.

Le binge drinking : des conséquences cérébrales

Photo Pixabay – bykst

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