Chocolat et fonctions intellectuelles

Etudes expérimentales

Dans cette étude expérimentale, une boisson au cacao (environ 450 mg de flavanols) réduit des erreurs d’attention sur des tests intellectuels ; du cacao ajouté à une boisson caféinée réduit le stress lié aux tests observé avec la caféine seule ; néanmoins, la caféine ajoutée au cacao améliore certains paramètres d’attention. Acute effects of brewed cocoa consumption on attention, motivation to perform cognitive work and feelings of anxiety, energy and fatigue: a randomized, placebo-controlled crossover experiment. Boolani A et coll, 2017. BMC Med, DOI 10.1186/s40795-016-0117-z. https://bmcnutr.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40795-016-0117-z

De cette étude expérimentale, les chercheurs concluent que du chocolat riche en flavanols restaure la mémoire de travail et les troubles vasculaires après un manque de sommeil. Ces amélioration pourraient être liées à une amélioration de la pression artérielle et du débit circulatoire. Flavanol-rich chocolate acutely improves arterial function and working memory performance counteracting the effects of sleep deprivation in healthy individuals. Grassi D et coll, 2016., J Hypertens. doi: 10.1097/HJH.0000000000000926. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27088635

Dans cette étude expérimentale, les auteurs observent que du chocolat riche en cacao (60%)  est à l’origine d’une stimulation cérébrale objective à l’électroencéphalographie. Le chocolat testé apportait 600 mg de polyphénols. The Acute Electrocortical and Blood Pressure Effects of Chocolate. Montopoli M et coll, 2015. NeuroRegulation, doi:10.15540/nr.2.1.3. http://www.neuroregulation.org/article/view/14652

Photo Pixabay – Karriezhu

La comparaison de 3 boissons au cacao apportant 993, 520, 48 mg de flavonols par jour, sur 8 semaines, chez des personnes âgées montre une amélioration de tests cognitifs d’autant plus élevée que les doses sont plus fortes. On observe aussi une baisse de pression artérielle, de résistance à l’insuline et de peroxydation lipidique. Cocoa flavanol consumption improves cognitive function, blood pressure control, and metabolic profile in elderly subjects: the Cocoa, Cognition, and Aging (CoCoA) Study—a randomized controlled trial. Mastroiacovo D et coll, 2015. Am J Clin Nutr doi: 10.3945/ajcn.114.092189. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25733639

Dans cette étude expérimentale, volontaire âgés en moyenne de 24 ans, la consommation de 250 mg de cacao améliore la fatigue mentale, et des scores de performances intellectuelles (soustractions), tests réalisés deux heures après la consommation. En revanche pas d’effets en prise chronique (prise de 250 mg par jour sur 4 semaines et test environ un jour après la dernière prise). The acute and sub-chronic effects of cocoa flavanols on mood, cognitive and cardiovascular health in young healthy adults: a randomized, controlled trial. Massee LA et coll, 2015. Front Pharmacol, doi: 10.3389/fphar.2015.00093. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26042037

Cette étude expérimentale est réalisée chez des personnes de 50 à 69 ans, qui consomment sur 3 mois du chocolat pauvre ou riche en antioxydants du cacao (flavanols). Avec le chocolat riche en flavanols, une zone du cerveau impliquée dans la mémoire (le gyrus denté) est stimulée, selon des tests d’imagerie par résonance magnétique. Des tests cognitifs s’améliorent.  Enhancing dentate gyrus function with dietary flavanols improves cognition in older adults. Brickman AM et coll, 2014. Nat Neurosci. doi: 10.1038/nn.3850. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25344629

Photo Pixabay – Hans

Chez des volontaires de 73 ans d’âge moyen, les chercheurs testent les effets de la prise de cacao sur 30 jours, sur le fonctionnement cérébral à l’aide d’ultrasonographie, imagerie par résonance magnétique et tests cognitifs. Certains participants présentaient à la base une perturbation de la relation fonctionnement cérébral/circulation sanguine correspondante. Chez ces personnes, le cacao améliore ce fonctionnement ainsi qu’un test cognitif. Neurovascular coupling, cerebral white matter integrity, and response to cocoa in older people. Sorond FA et coll, 2013. Neurology, DOI: 10.1212/WNL.0b013e3182a351aa. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23925758

Dans cette étude réalisée chez des personnes présentant un déficit cognitif léger, les chercheurs testent du chocolat, soit riche (990 mg), intermédiaire (520 mg), ou pauvre (45 mg) en antioxydants  flavanols, en prise quotidienne sur 8 semaines. Certains tests cognitifs sont améliorés avec le chocolat riche, voire intermédiaire en flavanols, de même que la résistance à l’insuline, la pression artérielle et la peroxydation lipidique. Benefits in Cognitive Function, Blood Pressure, and Insulin Resistance Through Cocoa Flavanol Consumption in Elderly Subjects With Mild Cognitive Impairment: The Cocoa, Cognition, and Aging (CoCoA) Study. Desideri G et coll, 2012. Hypertension, 60:794-801. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22892813

Suivi de population

Dans ce suivi d’une population sénior au Portugal, sur 4 ans, la consommation de chocolat est associée avec une baisse de risque de déclin intellectuel, chez les personnes qui consomment moins de 75 mg de caféine seulement. Chocolate Consumption is Associated with a Lower Risk of Cognitive Decline. Moreira A et coll, 2016. Journal of Alzheimer’s Disease, DOI 10.3233/JAD-160142. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27163823

Photo Pixabay – Akvalsk

Revue

Dans cette revue, les auteurs indiquent que les recherches actuelles montrent des améliorations des fonctions intellectuelles avec le cacao, proportionnelles aux doses. Ces fonctions intellectuelles sont la cognition générale, l’attention, la mémoire de travail, la vitesse de traitement de l’information. Le cacao pourrait aussi améliorer le fonctionnement intellectuel normal et exercer un rôle protecteur dans les cas d’insuffisance en sommeil. Enhancing Human Cognition with Cocoa Flavonoids. Socci V et coll, 2017. Front. Nutr. doi: 10.3389/fnut.2017.00019. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28560212

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Nov 2017 © VDLG

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Chocolat contre maladies cardiovasculaires

AVC et infarctus

Dans ce vaste suivi d’une population japonaise, sur 13 ans, une consommation élevée de chocolat (37,5 g/j), comparée à aucune, est associée à une baisse de risque d’AVC chez les femmes de 16%, et une baisse non significative chez les hommes. Chocolate consumption and risk of stroke among men and women: A large population-based, prospective cohort study. Dong JY et coll, 2017, Atherosclerosis. doi: 10.1016/j.atherosclerosis.2017.03.004. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28324761

Dans ce suivi d’une population au Royaume-Uni, la consommation de chocolat (16 à 100 g/j), comparée à la non-consommation, est associée à une baisse de maladies coronariennes (type infarctus) de 12%. Pour les AVC, le chiffre est de 23%. Analysant ensuite un ensemble d’études, les auteurs indiquent que les consommations les plus élevées de chocolat, comparées aux plus faibles, sont associées à une baisse de risque de près de 30% pour les maladies coronariennes, 20% pour les AVC et 45% pour la mortalité cardiovasculaire générale. Habitual chocolate consumption and risk of cardiovascular disease among healthy men and women. Kwok CS et coll, 2015. Heart, doi:10.1136/heartjnl-2014-307050. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26076934

Dans ce suivi d’une population en Allemagne, sur 8 ans, une consommation de chocolat considérée comme élevée (7,5 g/j), comparée à une faible consommation (1,7 g/j), est associée  une baisse de risque d’infarctus du myocarde et d’AVC de 39%. Cette diminution est expliquée en petite partie par une baisse de la pression artérielle. Chocolate consumption in relation to blood pressure and risk of cardiovascular disease in German adults.  Buijsse B et coll, 2010. Eur Heart J Buijsse 2010, doi:10.1093/eurheartj/ehq114. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20354055

Photo Pixabay – Jacques Tiberi

Dans ce suivi de femmes suédoises, la consommation de chocolat 3 à 4 fois par semaine est associée à une baisse de risque d’infarctus du myocarde de 13%. En analysant ces résultats avec ceux d’autres études, les auteurs concluent qu’en moyenne une forte consommation de chocolat, comparée à une faible, réduit le risque d’infarctus du myocarde de 10%.  Chocolate consumption and risk of myocardial infarction: a prospective study and meta-analysis. Larsson SC et coll, 2016. Heart, doi: 10.1136/heartjnl-2015-309203. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26936339

Insuffisance cardiaque

Dans ce suivi d’une large population en Suède, la consommation de chocolat 100 à 200 g par semaine, mais pas davantage, est associée à une baisse de survenue de l’insuffisance cardiaque de 18%. Un effet favorable est observé dès 35 à 100 g par mois. Chocolate intake and incidence of heart failure: Findings from the Cohort of Swedish Men. Steinhaus DA et coll, 2017. Am Heart J doi:  10.1016/j.ahj.2016.10.002.   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27979037

Dans ce suivi de femmes suédoises, la consommation de chocolat jusqu’à environ 25 à 50 g par semaine, est associée à une baisse de survenue de l’insuffisance cardiaque de 34%. Chocolate intake and incidence of heart failure: a population-based prospective study of middle-aged and elderly women. Mostofsky E et coll, 2010, Circ Heart Fail DOI: 10.1161/CIRCHEARTFAILURE.110.944025. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20713904

Photo Pixabay – dghchocolatier

Mortalité

Dans ce suivi d’une population suédoise ayant subi un infarctus du myocarde, la consommation de chocolat au moins deux fois par semaine est associée à une baisse de la mortalité de 66%, en comparaison d’aucune prise. Des effets proportionnels sont observés avec des consommations intermédiaires. Chocolate consumption and mortality following a first acute myocardial infarction: the Stockholm Heart Epidemiology Program. Janszky I et coll, 2009. Journal of Internal Medicine, doi: 10.1111/j.1365-2796.2009.02088.x. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19711504

Dans ce suivi d’une population sénior aux Pays-Bas, les consommations les plus élevées de cacao (provenant de toutes sources en apportant) sont associées à une baisse de mortalité cardiovasculaire de moitié et de mortalité générale de 47%. Cocoa Intake, Blood Pressure, and Cardiovascular mortality. The Zutphen Elderly Study. Buijsse B et coll, 2006. Arch Intern Med 166:411-417. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16505260

Maladies artérielles périphériques

Dans cette étude expérimentale, la prise de 40 g de chocolat noir apportant plus de 85% de cacao, est comparée à une prise de chocolat au lait avec au plus 35% de cacao. La prise de chocolat noir s’accompagne d’une amélioration du périmètre de marche et du temps de marche, en lien avec une réduction du stress oxydatif NO dépendant. Dark Chocolate Acutely Improves Walking Autonomy in Patients With Peripheral Artery Disease. Loffredo L et coll, 2014. J Am Heart Assoc doi: 10.1161/JAHA.114.001072). https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24990275

Photo Pixabay – akvalsk

Pression artérielle

De cette analyse d’études expérimentales, les auteurs relèvent une baisse de la pression artérielle systolique de 4,7 mm et de 2,8 mm pour la diastolique, pour les produits contenant du cacao comparés au placebo. Effect of Cocoa and Tea Intake on Blood Pressure. A Meta-analysis. Taubert D et coll, 2007. Arch Intern Med. 167:626-634 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17420419

Lipides

De cette analyse d’études expérimentales, les auteurs relèvent que la consommation de chocolat, comparée au placébo, réduit les triglycérides, l’insulinémie à jeun, la protéine C réactive et augmente le HDL cholestérol. Cocoa Flavanol Intake and Biomarkers for Cardiometabolic Health: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Lin X et coll, 2016. J Nutr, doi:10.3945/jn.116.237644. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27683874

Photo Pixabay – Jacques Tiberi

 

Nov 2017 © VDLG

 

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