Le café contre les maladies du foie

Café contre cancer du foie

Dans cette analyse d’un ensemble d’études, les auteurs relèvent que la consommation de 2 tasses supplémentaires de café par jour est associée à une réduction de risque du cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) de 35%. Ceci est observé quels que soient la consommation d’alcool, l’indice de masse corporelle, la présence de diabète, d’hépatites B ou C, le tabagisme. Les auteurs rappellent cependant l’absence d’études expérimentales et le risque de biais inhérent aux études d’observations. Coffee, including caffeinated and decaffeinated coffee, and the risk of hepatocellular carcinoma: a systematic review and dose–response meta-analysis. Kennedy OJ et coll, 2017. BMJ Open doi:10.1136/bmjopen-2016-013739. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28490552

Dans cette analyse d’un ensemble d’études, les auteurs retrouvent que le risque de cancer hépatique (carcinome hépatocellulaire) est réduit de 40% en moyenne pour les consommateurs de café par rapport aux non-consommateurs. La baisse de risque est de 20% par tasse. Les auteurs évoquent un biais possible lié à la baisse de consommation de café en présence d’une maladie du foie ; néanmoins, le café intervient sur des enzymes hépatiques et contre la cirrhose, et pourrait être protecteur. Coffee Reduces Risk for Hepatocellular Carcinoma: An Updated Meta-analysis. Bravi F et coll, 2013. Clin Gastroenterol Hepatol . doi: 10.1016/j.cgh.2013.04.039. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23660416

Dans cette analyse d’un ensemble d’études, les auteurs retrouvent que la consommation de 2 tasses de café par jour est associée à une baisse de 43% du risque de cancer du foie (carcinome hépatocellulaire). Plus particulièrement, cette baisse est de 31% en l’absence de maladie du foie détectée au départ et de 44% en cas de maladie identifiée. Coffee Consumption and Risk of Liver Cancer: A Meta-Analysis. Larsson SC et coll, 2007, Gastroenterology doi:10.1053/j.gastro.2007.03.044. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17484871

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Dans ce large suivi de personnes aux USA, la consommation de plus de 3 tasses par jour est associée à une baisse de risque de cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) de 27% par rapport aux non-consommateurs. L’effet est ici plus marqué pour les femmes (baisse de 54%) que les hommes (7%), et d’une façon générale pour la café caféiné (29%) que décaféiné (8%). Coffee consumption and risk of hepatocellular carcinoma and intrahepatic cholangiocarcinoma by sex: The Liver Cancer Pooling Project. Petrick JL et coll, 2015. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev doi:10.1158/1055-9965.EPI-15-0137. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26126626

Dans ce large suivi d’une population aux USA, chez les non-fumeurs, une augmentation de 2 tasses par jour est associée à une baisse de risque de cancer du foie de 8%. Associations of Coffee Drinking and Cancer Mortality in the Cancer Prevention Study-II. Gapstur SM et coll, 2017. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev doi:10.1158/1055-9965.EPI-17-0353. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28751477

Dans ce suivi d’une population japonaise, la consommation de café est associée à une baisse de risque de cancer hépatique atteignant 46% pour au moins 3 tasses par jour, y compris en cas d’hépatites B ou C. Effect of Coffee and Green Tea Consumption on the Risk of Liver Cancer: Cohort Analysis by Hepatitis Virus Infection Status. Inoue M et coll, 2009. Cancer Epidemiology Biomarkers Prev,  doi: 10.1158/1055-9965.EPI-08-0923. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19505908

Café contre maladies du foie

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Dans ce suivi d’une population chinoise à Singapour, une consommation élevée de café ou de caféine est associée à une baisse de risque de cancer hépatique de 44% pour au moins 3 tasses par jour. Coffee consumption and reduced risk of hepatocellular carcinoma: findings from the Singapore Chinese Health Study. Johnson S et coll, 2011. Cancer Causes Control 22(3):503-10. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21258859

Dans ce suivi d’une population japonaise de survivants de la bombe atomique, la consommation de café est associée à une baisse de risque du cancer hépatique en moyenne de 60% en comparaison d’une non-consommation. Risk Factors for Hepatocellular Carcinoma in a Japanese Population: A Nested Case-Control Study. Ohishi W et coll, 2008. Cancer Epidemiology Biomarkers Prev doi: 10.1158/1055-9965.EPI-07-2806 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18398026

café contre Cirrhoses et fibroses

Dans ce suivi d’une population chinoise, la consommation de café est associée à une baisse de la mortalité par cirrhose d’origine non virale, de 66% pour 2 tasses ou plus par jour en comparaison à l’absence de consommation. Pas de lien sur les cirrhoses d’origine virale. Coffee, alcohol and other beverages in relation to cirrhosis mortality: the Singapore Chinese Health Study. Goh GBB et coll, 2014.  Hepatology DOI: 10.1002/hep.27054. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24753005

Dans ce suivi d’une population aux USA, le risque de cirrhose alcoolique est abaissé de 80% pour 4 tasses de café au moins par jour en comparaison d’aucune. Il n’y a pas d’effet sur les cirrhoses non alcooliques. Les enzymes transaminases sont aussi abaissées avec la prise de café, notamment pour les formes alcooliques. Coffee, cirrhosis, and transaminase enzymes. Klatsky AL et coll, 2006. Arch Intern Med, 166:1190-5. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16772246

Le café contribue à protéger contre les maladies du foie

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Dans cette étude d’observation, la consommation de café caféiné est associée à une baisse de l’hépatostéatose non alcoolique, précurseur de la fibrose hépatique. Association of coffee and caffeine consumption with fatty liver disease, nonalcoholic steatohepatitis, and degree of hepatic fibrosis. Molloy JW et coll, 2012. Hepatology doi: 10.1002/hep.24731. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21987293

Dans cette observation chez des patients explorés avec une biopsie hépatique, une consommation de caféine supérieure à 300 mg est associé à une baisse de fibrose hépatique de 75%, y compris chez les consommateurs d’alcool et les porteurS d’hépatite C. En revanche la consommation de caféine d’autres sources que le café n’est pas significativement liée avec cette baisse de fibrose. Ce niveau de caféine correspond à environ 2 tasses par jour. Increased caffeine consumption is associated with reduced hepatic fibrosis. Modi AA 2010 et coll, Hepatology. 2010 Jan;51(1):201-9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20034049

Dans cette observation chez des patients atteints de maladies hépatiques (stéatose, hépatites C et B), les auteurs observent que la consommation d’au moins 2 tasses de café par jour est associée à une baisse de la rigidité hépatique, mesurée par élastographie ultrasonore, qui est un marqueur de la fibrose. Coffee Intake Is Associated with a Lower Liver Stiffness in Patients with Non-Alcoholic Fatty Liver Disease, Hepatitis C, and Hepatitis B. Hodge A et coll, 2017. Nutrients, doi:10.3390/nu9010056. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28075394

café contre Hépatites

Au cours d’un essai clinique antiviral à long terme contre l’hépatite C et le risque de cirrhose correspondant, les patients sont traités par peginterferon α-2a et ribavirine. Les auteurs observent qu’une consommation d’au moins 3 tasses de café par jour est associée à une meilleure réponse au traitement, doublant les chances de réponse favorable. Coffee consumption is associated with response to peginterferon and ribavirin therapy in patients with chronic hepatitis C. Freedman ND et coll, 2011. Gastroenterology 140:1961-9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21376050

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Chez des patients porteurs d’une hépatite C avancée, répondant mal à un traitement antiviral peginterferon plus ribavirine, suivis près de 4 ans, il est observé que la survenue de complications est d’autant plus rare que la consommation de café est élevée, diminuant de moitié pour plus de 3 tasses par jour, en comparaison d’aucune, quelle que soit  la présence d’une cirrhose ou pas à la base. Coffee intake is associated with lower rates of liver disease progression in chronic hepatitis C. Freedman ND et coll, 2009. Hepatology 50:1360-1369. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19676128

Chez des patients porteurs d’une hépatite C, et soumis à une biopsie du foie, la consommation de caféine est associée à une plus faible gravité des lésions. Association of caffeine intake and histological features of chronic hepatitis C. Costentin CE et coll, 2011. J Hepatol 54 :1123-9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21145804

Chez des patients co-infectés par les virus de l’hépatite C et du SIDA, suivis 5 ans, une consommation élevée de café d’au moins 3 tasses par jour est associée à une baisse de mortalité de moitié. Protective effect of coffee consumption on all-cause mortality of French HIV-HCV co-infected patients. Carrieri MP et coll, 2017. J Hepatol doi: 10.1016/j.jhep.2017.08.005. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28942916

Dans cette observation sur des vétérans porteurs d’infection à hépatite C chronique, une consommation plus élevée de café caféiné est associée à une diminution de la fibrose hépatique, le thé et les sodas caféinés n’étant pas associés. Effet favorable observé pour 100 mg de caféine par jour. Coffee and Caffeine Are Associated With Decreased Risk of Advanced Hepatic Fibrosis Among Patients With Hepatitis C. Khalaf N et coll, 2015. Clin Gastroenterol Hepatol doi: 10.1016/j.cgh.2015.01.030. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25777972

Dans cette revue sur les mécanismes d’action du café contre les maladies hépatiques, les auteurs indiquent que la caféine empêche l’activation de cellules impliquées dans la fibrose hépatique en bloquant certains récepteurs, avec d’autres effets favorables sur le foie. Par ailleurs, l’acide chlorogénique, antioxydant phénolique puissant, supprime la fibrose hépatique et la carcinogénèse. En effet il réduit le stress oxydatif et contre la stéatogénèse en modulant le métabolisme du glucose et des lipides dans le foie. Molecular Bases Underlying the Hepatoprotective Effects of Coffee. Salomone F et coll, 2017. Nutrients doi:10.3390/nu9010085. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28124992

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Nov 2017 © VDLG

 

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Café contre maladies cardiovasculaires

Ensemble des maladies cardiovasculaires

De cette analyse d’un ensemble d’études, les auteurs indiquent que le risque cardiovasculaire est moindre pour 3 à 5 tasses par jour, et qu’une consommation très importante n’est pas associée à une augmentation de survenue des maladies cardiovasculaires. Long-term coffee consumption and risk of cardiovascular disease: a systematic review and a dose-response meta-analysis of prospective cohort studies. Ding M et coll, 2014. Circulation, doi: 10.1161/CIRCULATIONAHA.113.005925. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24201300

Dans ce suivi de plus de 45000 hommes aux USA, sur 2 ans, la consommation de café ou de caféine n’est pas associée à la survenue des maladies coronariennes et des AVC. Coffee, caffeine, and cardiovascular disease in men. Grobbee DE et col, 1990. N Engl J Med.323(15):1026-32. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2215561

Dans ce suivi de 1204 personnes hypertendues, sur plus de 12 ans, les maladies cardiovasculaires sont associées à la consommation de café, quand elle est élevée (au moins 4 tasses). Coffee consumption and risk of cardiovascular events in hypertensive patients. Results from the HARVEST. Palatini P et coll, 2016. Int J Cardiol, doi: 10.1016/j.ijcard.2016.03.006. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27038718

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Hypertension artérielle

De ce suivi de femmes aux USA sur plusieurs années, les auteurs déduisent que la consommation de café, caféiné ou non, n’est pas associée à la survenue de l’hypertension artérielle. Coffee and caffeine consumption and the risk of hypertension in postmenopausal women. Rhee JJ et coll, 2016. Am J Clin Nutr, doi:10.3945/ajcn.115.120147. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26657046

Insuffisance cardiaque

De cette analyse d’un ensemble d’études, les auteurs relèvent que la survenue de l’insuffisance cardiaque est la plus faible pour 4 tasses de café par jour, selon une « courbe en J ». Habitual coffee consumption and risk of heart failure: a dose-response meta-analysis. Mostofsky E et coll, 2012. Circ Heart Fail, doi: 10.1161/CIRCHEARTFAILURE.112.967299. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22740040

Troubles du rythme

Dans cette étude expérimentale chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque, recevant du café décaféiné, additionné ou non 500 mg de caféine, sur  5 heures, il n’y a pas de différence de troubles du rythme (ventriculaire et supraventriculaire) entre sessions caféinées et non caféinées. Short-term Effects of High-Dose Caffeine on Cardiac Arrhythmias in Patients With Heart Failure. A Randomized Clinical Trial. Zuchinali P et coll, 2016. JAMA Intern Med, doi:10.1001/jamainternmed.2016.6374 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27749954

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Dans cette étude d’observation, la prise d’aliments caféinés n’est pas associée à la survenue de troubles de la conduction (ectopies ventriculaires et atriales). Consumption of Caffeinated Products and Cardiac Ectopy. Dixit S et coll, 2016. J Am Heart Assoc, doi: 10.1161/JAHA.115.002503. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26813889

Dans ce suivi de plus de 75000 Suédois, il n’y a pas d’association entre la consommation de café et la survenue de fibrillation atriale. Coffee consumption is not associated with increased risk of atrial fibrillation: results from two prospective cohorts and a meta-analysis. Larsson SC et coll, 2015. BMC Med, doi: 10.1186/s12916-015-0447-8. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26394673

Mortalité

Dans ce suivi de plus de 520000 Européens, sur plus de 16 ans, une consommation élevée de café (au moins 4 tasses) est associée à une baisse de la mortalité générale, et plus particulièrement par maladies du foie, circulatoires et par AVC. Coffee Drinking and Mortality in 10 European Countries: A Multinational Cohort Study. Gunter MJ et coll, 2017. Annals of Internal Medicine, DOI: 10.7326/M16-2945. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28693038

Dans ce suivi d’Américains d’origines ethniques différentes, sur plus de 16 ans, la consommation de café, caféiné ou non, est associée à une baisse de la mortalité, notamment pour au moins 4 tasses par jour. La baisse de mortalité concerne les maladies cardiaques, AVC, cancers, maladies respiratoires, diabète et maladies rénales. Association of Coffee Consumption With Total and Cause-Specific Mortality Among Nonwhite Populations. Park SY et coll, 2017. Annals of Internal Medicine, DOI: 10.7326/M16-2472. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28693036

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Sept 2017 © VDLG

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Café, caféine et Maladie de Parkinson

Etudes de suivi

Dans ce suivi d’une population aux USA, la caféine et le café caféiné sont associés à une baisse de risque de survenue de la maladie de Parkinson. Caffeine and risk of Parkinson disease in a large cohort of men and women. Palacios N et coll, 2012.Mov Disord. doi: 10.1002/mds.25076. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22927157

Dans ce suivi d’Américains d’origine japonaise, la consommation de café et de caféine sont associées à une baisse de survenue de la maladie de Parkinson, risque divisé par 5 entre gros (750 ml) et non consommateurs de café. Association of coffee and caffeine intake with the risk of Parkinson disease. Ross GW et coll, 2000. JAMA, 283:2674-2679. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10819950

Dans ce suivi d’une population aux USA, une consommation plus élevée de caféine est associée à une baisse de survenue de la maladie de Parkinson. Caffeine intake, smoking, and risk of Parkinson disease in men and women. Liu R et coll, 2012. Am J Epidemiol. doi: 10.1093/aje/kwr451. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22505763

Dans ce suivi de plus de 30000 personnes en Finlande, la consommation de café est associée à une baisse de risque de maladie d’Alzheimer. Coffee and tea consumption and the risk of Parkinson’s disease. Hu G et coll, 2007. Mov Disord;22:2242-8. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17712848

Dans ce suivi de plus de 6700 personnes en Finlande, une augmentation de la consommation de café est associée à une baisse de risque de survenue de la maladie de Parkinson. Saaksjarvi K et coll, 2008. Prospective study of coffee consumption and risk of Parkinson’s disease. European Journal of Clinical Nutrition. doi:10.1038/sj.ejcn.1602788. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17522612

La consommation de café est associée à une baisse de maladie de Parkinson

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Etudes cas-témoins

Dans cette étude comparant des cas de maladie de Parkinson à des témoins aux USA, la consommation de café et de caféine sont inversement associées au risque de maladie de Parkinson. Smoking, Caffeine, and Nonsteroidal Anti-inflammatory Drugs in Families With Parkinson Disease. Hancock DB et coll, 2007. Arch Neurol. 2007;64:576-580.  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17420321

Dans cette étude comparant des cas de maladie de Parkinson à des témoins en Italie, la consommation de café est fortement associée à une baisse de risque de maladie de Parkinson (risque divisé par 5 entre plus de 81 tasses par an et aucune). A case-control study on cigarette, alcohol, and coffee consumption preceding Parkinson’s disease. Ragonese P et coll, 2003. Neuroepidemiology;22:297-304. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12902625

Revues

De cette analyse d’études, les auteurs concluent que la caféine est associée à une baisse de risque de maladie de Parkinson, plus marquée chez les hommes que les femmes. Caffeine exposure and the risk of Parkinson’s disease: a systematic review and meta-analysis of observational studies. Costa J et coll, 2010. J Alzheimers Dis. doi: 10.3233/JAD-2010-091525. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20182023

Chez des patients

Dans ce suivi de Nord-Américains atteints de maladie de Parkinson, la prise de 335 ml de café, comparée à 110, est associée à une réduction de survenue de mouvements anormaux (dyskinésies) de 39%, chez les patients qui n’en avaient pas en début d’étude. Caffeine Consumption and Risk of Dyskinesia in CALM-PD. Wills AM et coll, 2013. Mov Disord. doi:10.1002/mds.25319. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23339054

Dans cette étude expérimentale chez des personnes atteintes de maladie de Parkinson, la consommation de 200 mg puis 400 mg de caféine par jour, sur 6 semaines, améliore les troubles moteurs liés à la maladie. Caffeine for treatment of Parkinson disease. A randomized controlled trial. Postuma RB et coll, 2012. Neurology, doi: 10.1212/WNL.0b013e318263570d. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22855866

Juin 2017 © VDLG

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Café et diabète

 

SUIVI DE POPULATION

Dans ce suivi de plus de 100000 personnes aux USA, sur 4 ans, l’augmentation de la consommation de café d’une tasse par jour au moins est associée à une réduction de risque de survenue de diabète de type 2 de 11%, et au contraire la baisse d’une tasse au moins augmente le risque de 17%. Changes in coffee intake and subsequent risk of type 2 diabetes: three large cohorts of US men and women. Diabetologia, Bhupathiraju SN et coll, 2014. DOI 10.1007/s00125-014-3235-7. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24771089

Dans ce suivi de plus de 23000 personnes aux Pays-Bas, sur 8 ans, la consommation de café (caféiné seulement) est associé à une baisse de survenue du diabète de type 2 (-5% de risque pour une tasse de 150 ml par jour). Diet and risk of chronic diseases: results from the first 8 years of follow-up in the EPIC-Potsdam study. European Journal of Clinical Nutrition, von Ruesten A et coll, 2013. 67, 412–419. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23388667

Dans ce suivi de plus de 42000 personnes en Allemagne, sur près de 9 ans, la consommation de 4 tasses de café au moins par jour, comparé à moins d’une tasse, est associée à une baisse de risque de diabète de type 2 de 23% (café caféiné) et 30% (décaféiné). Coffee consumption and risk of chronic disease in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)–Germany study. Am J Clin Nutr, Floegel A et coll, 2012. doi: 10.3945/ajcn.111.023648. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22338038

Dans ce suivi de près de 47000 femmes noires américaines, sur 12 ans, la consommation de café caféiné est associée à une baisse de risque de diabète de type 2 de 18% pour 2 à 3 tasses en comparaison d’une tasse ou moins par jour. Coffee, tea, and alcohol intake in relation to risk of type 2 diabetes in African American women. Am J Clin Nutr, Boggs DA et coll, doi: 10.3945/ajcn.2010.29598. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20826625

Dans ce suivi de près de 70000 femmes françaises, sur 11 ans, la consommation de 3 tasses de café par jour au moins, est associée à une baisse de risque de diabète de type 2 de 23% en comparaison d’une absence de consommation. La baisse est particulièrement marqué pour le café pris en fin de déjeuner. Differential effects of coffee on the risk of type 2 diabetes according to meal consumption in a French cohort of women: the E3N/EPIC cohort study. Am J Clin Nutr, Sartorelli DS et coll, 2010. doi: 10.3945/ajcn.2009.28741. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20147471

Dans ce suivi de plus de 13000 personnes au Japon, sur 10 ans, la consommation de café est inversement associée à la survenue du diabète de type 2. Consumption of coffee, green tea, oolong tea, black tea, chocolate snacks and the caffeine content in relation to risk of diabetes in Japanese men and women. British Journal of Nutrition, Oba S et coll, 2010. doi:10.1017/S0007114509991966. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19818197

Dans ce suivi de plus de 17000 Néerlandais sur environ 7 ans, la consommation de 7 tasses  de café au moins par jour, comparée à 2 tasses ou moins est associée à une réduction de risque de diabète de type de 2 de moitié. Coffee consumption and risk of type 2 diabetes mellitus. Lancet, van Dam RM et coll, 2002.  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12433517

Dans ce suivi de plus de 14000 Finlandais sur environ 12 ans, une consommation élevée de café est associée à une forte réduction de risque de diabète de type 2, de 79%  pour 10 tasses par jour chez les femmes et 55% chez les hommes, comparé à une absence de consommation. Une prise intermédiaire est associée à une baisse de risque intermédiaire aussi.  Coffee Consumption and Risk of Type 2 Diabetes Mellitus Among Middle-aged Finnish Men and Women. JAMA, Tuomilehto J et coll,  2004;291:1213-1219. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15010442

REVUES

Dans cette revue d’étude, les auteurs indiquent que la consommation de café est associée à une baisse de risque de diabète, de 9% par tasse de café caféiné quotidienne et 6% par tasse de déca. Ces effets pourraient être liés à l’acide chlorogénique, qui réduit l’absorption des sucres par l’intestin, d’autres composés comme la trigonelline ou le magnésium. Caffeinated and Decaffeinated Coffee Consumption and Risk of Type 2 Diabetes: A Systematic Review and a Dose-Response Meta-analysis. Diabetes Care, Ding M et coll, 2014,doi: 10.2337/dc13-1203. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24459154

Mai 2017 © VDLG

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